lundi 10 novembre 2014

Un goût amer

Depuis quelques jours, voire même quelques mois, je suis les actualités de près.  Pour 2 raisons.  Côté boulot (grosse restructuration en vue dans le réseau de la santé) et côté personnel.

Les développements nous arrivent au compte goûte, d'un côté comme de l'autre...  Je ne m'attarderai pas sur l'avenir de mon emploi.  L'abolition des agences et, par conséquent, des centres de réadaptation (CR) de tout genre et la naissance des Centres intégrés de santé et services sociaux (CISSS) est complexe et crée beaucoup d'incertitude.

Du côté de la PMA, les rumeurs sont inquiétantes.  On ne parle pas d'abolition du programme, mais d'un meilleur encadrement. Jusque là, ça va! C'est la suite qui est inquiétante.

On prévoit que les couples de femmes et que les femmes seules ne pourront pas profiter de la gratuité.  Sur ce point, la réflexion devra être poussée plus loin, car certains se demandent si en restreignant le programme de la sorte on ne contrevient pas à la charte canadienne des droits et libertés.

Les échos qui nous parviennent nous laissent croire que le programme couvrirait les traitements pour un nombre limité d'enfant. 3 traitements en FIV stimulée ou 6 en naturel pour 1 seul enfant, par exemple. Qu'en est-il pour le couple qui aurait eu un premier enfant naturellement et qui en désirerait un second, mais qui éprouve des difficultés? Il ne pourrait pas profiter du programme de "gratuité"? Et si ce couple y a accès, parce que le gouvernement paie pour 1 seul enfant et que le premier à été conçu dans le confort et l'intimité de leur chambre à coucher, pourquoi pas les autres? Parce qu'au final le gouvernement aura payé pour un second enfant, si on oublie l'histoire des traitements... Je joue sur les mots, je sais... Et finalement, qu'arrivera-t-il à ceux qui, comme nous, ont eu un enfant suite à une FIV et qui ont des embryons en banque?

Des rumeurs veulent aussi qu'on ne parle plus de gratuité, mais de remboursement par pallier salarial. Un couple ayant un revenu familial X pourrait avoir à payer plus cher que le couple avec la revenu familial Y.

On parle aussi que la "gratuité" ne passerait plus par la carte d'assurance-maladie, mais par le retour d'impôts.  On devrait donc payer, s'endetter même, et mettre le montant total payé sur le rapport d'impôts pour le remboursement (selon le revenu salarial toujours).

Et tout ça, se sera relié à qui? Au couple? À la femme? A l'homme? À la personne qui a un diagnostic?  Et si c'est de l'infertilité inexpliquée? Ou que les 2 sont infertiles? Et si le couple se sépare? Complexe n'est-ce pas?

Bref...  Tout ça n'est pas de bonnes augures pour plusieurs couples, dont nous,

L'infertilité est une maladie...  Pour quelle autre maladie devons-nous payer nos traitements et attendre le remboursement du rapport d'impôts.

Combien de couple peuvent avancer entre 2000$ et 10000$ par traitement?  Pas par année!  Par traitement!  Pas nous, en tout cas!  C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle nous retournons en traitement. Oui, oui...  Vous avez bien lu!  Nous retournons en traitement pour une raison financière.  On veut un second enfant, nous aurions sans doute attendu quelques mois encore si ça n'avait pas été de ces annonces!

Ha oui, j'ai oublié de préciser...  Tous ces changements (PMA et boulot), devrait débuter d'ici Noël.

C'est à suivre...

4 commentaires:

  1. Réponses
    1. :( j'ai hâte qu'on soit un peu plus éclairé... mais pas que ça en même temps...

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  2. Moi ça m'inquiète beaucoup. Parce que je ne peux pas faire une nouvelle FIV tout de suite. Et quand je pourrai, ça risque de ne plus être (ou pas complètement) remboursé.

    Ça risque de mettre fin aux essais en clinique de fertilité. Et ça rend le tout encore plus difficile avec la fausse-couche que je viens de vivre.

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