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vendredi 1 août 2014

La réflexion

Depuis déjà quelques temps nous tergiversons autour d'un futur retour en clinique de fertilité.

D'un côté comme de l'autre (plus du mien,  je dois l'avouer), l'envie d'avoir un 2e enfant commence à poindre.  Je commence à envisager à replonger dans le bain PMA, mais la question demeure entière : QUAND???

Nous essayons de ne pas plier face à la pression sociale.  On est dans une vague bébé présentement et plusieurs couples de notre connaissances (en pma) reprennent tranquillement les traitements (avec un enfant plus jeune que Charlotte).

D'un côté, nous ne sommes pas pressés.  On profite de tout ce qui passe avec Charlotte. De l'autre, on ne sait pas combien de temps on mettra pour concevoir ce 2e enfant, ni même si on réussira...

Il y a aussi le boulot...  J'ai décroché un intérim que j'aime bien.  Ma vie tourne autour de ma famille et de mon boulot.  OUT la pma!  Mon intérim devrait prendre fin à la mi-2015 et je ne serais pas retirée si je devais être enceinte.  Ça entre donc dans nos calculs...

Il y a aussi les annonces du gouvernement actuel qui nous mettent la pression.  Rien n'est clair. Aucune annonce officielle n'a été faite (annonces prévues pour l'automne), mais de nombreuses rumeurs courts (dont 3 traitements payés pour 1 seul enfant; pas de couverture pour bébé 2).  Notre crainte est de devoir payer entièrement (suivi médical et hormones)...  À notre clinique, un TEC non-couvert coûte 2000$.  Ça n'inclue pas les hormones...  On n'a pas cet argent.  Tout est dit!

Alors, même si on ne veut pas écouter les rumeurs, on craint de se retrouver face à un mur.

Bref, nous sommes en réflexion.  Pour nous aider à y voir plus clair, nous avons sollicité l'aide de Dre B. (celle nous suivait à la clinique).  Un rdv est prévu pour le début de l'automne.  Elle est franche et transparente.  Même si elle n'a pas plus de réponses, nous savons qu'elle nous accompagnera dans notre réflexion.

Je vous ferai part de notre décision le moment venu!  Je vous avouerai, toutefois, que nous tenterons de pas trop ébruiter les choses parce qu'on aimerait faire un bébé un peu comme le font les couples fertiles, sans pleins de spectateurs qui attendent votre retour de la clinique pour vous demander "Pis?  Vous en êtes où?"

En attendant, je vous partage un photo expliquant (un peu) mon absence sur le blog...

Avant le déjeuner, Charlotte encore en pyjama.
Un journée qui s'annonce pluvieuse, malheureusement.


mercredi 26 mars 2014

Tu sais que tu as été en pma quand

En faisant du ménage à ton bureau tu tombes là-dessus...



Et que quelques jours plus tard tu trouves ça...

J'ai visiblement noté les informations de la FIV gagnante
sur le premier papier qui m'est tombé sous la main.

Et là je ne parle pas des cartes d'affaires avec des heures de rendez-vous notées sur lesquelles je tombe régulièrement!
 

mardi 3 juillet 2012

Fertilité 38 : Le camping ou aperçu du système familial

La photo rend mal l'endroit.  Malheureusement...
La fin de semaine dernière, nous sommes partis en camping.  C'était un long week-end dû à la fête du Canada.  Nous adorons le camping!  Surtout avec la tente roulotte pour Yvon.  Ça nous permet de nous ressourcer.  On est loin de tout (en fait pas tant que ça cette fois-ci), généralement le cellulaire ne rentre pas (pas cette fois-ci), et les distracteurs comme la télévision, le ménage et toutes les petites tâches domestiques sont éliminées de notre quotidien pendant 3 jours.

Cette fois-ci, nous sommes allés à Coaticook.  Vous vous doutez qu'on a profiter d'être là pour aller manger de la crème glacée à la laiterie si populaire (2 fois plutôt qu'une même!).

Petite randonnée dans la section "tente"
C'est un camping familial et relativement calme.  Je dis relativement calme, parce qu'un camping familial est calme selon le type de campeurs.  Les règles étant beaucoup moins strictes que dans les parcs fédéraux ou provinciaux.  Donc, il y a les campeurs (et leurs enfants) qui ne sont pas très bruyants ("Si tu veux me parler, tu viens me voir!") et d'autres pour qui ça n'a pas vraiment d'importance.  Les enfants peuvent être à 30 mètres de leurs terrains et crier:
"MAMAAAAAAN!!!  MAMAAAAAN!  JE M'EN VAIS À LA FERME!".

Généralement, dans ce cas, les parents ne sont guère mieux...  Ils répondent "PARFAIT!!!  MAIS REVIENS DANS 15 MINUTES!  LE SOUPER EST PRESQUE PRÈS!"

Parfois, on a même droit au menu du repas si l'enfant demande ce qu'il va manger...

Bref, à gauche, à droite et en avant de notre terrain, nous avions les premiers.  Des enfants de 2 ans à 14 ans!  Le bonheur!

Derrière nous (3 emplacements regroupés ensemble permettant des vacances entre amis
ou en famille), c'était le deuxième scénario.  À la fin du week-end, je connaissais le nom des 10 enfants (si, si, 3 couples dans la 40aine, pour un total de 10 enfants âgé de 4-5 ans à 13 ans environ).  De plus, je sais exactement ce qu'ils ont mangé et ce, pour chacun de leur repas.

Là où je veux en venir, c'est que le camping est un bon indicateur de la vie familiale et de la structure qui y règne.  On y voit les non sens...  Comme :
  • Aller à la douche avant le souper (vers 17h00), mettre à ses enfants des vêtements propres, leur interdire de se salir...  Notons ici, qu'ils n'ont pas manger et que le coucher est prévu (dans leur cas) vers 21h00 et qu'on est en camping!  Par conséquent, par terre, c'est de la terre!
  • Insister pour que les enfants boivent exactement la même chose qu'à la maison alors que leurs amis (assis à la même table et mangeant le même repas) peuvent boire ce qu'ils veulent.
  • Coucher les enfants à 21h00 (heures du coucher à la maison) alors que tous les enfants du camping sont encore dehors à jouer.
Ils sont arrivés en même temps que nous et ont quittés le même jour que nous...  Les enfants se sont fait punir plus qu'une fois et l'une d'elle a même manqué de vêtements ayant sali tous ceux apporté par sa mère.  

Le seul matin calme fut le matin de notre départ.


Pourquoi je vous raconte tout ça?  Ça n'a pas vraiment de lien avec l'infertilité, vous me direz!  Et bien, vous vous trompez!  Quand on vit l'infertilité et la pma, TOUT a un lien avec l'infertilité!

Déjà, en 5 ans et demi d'essaie, on a le temps de clarifier ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas.  On s'accorde sur certaines valeurs, certains concepts.  N'oubliez pas que chéri et moi n'avons pas reçu la même éducation...  Moi américaine, lui européenne.  Ça peut sembler banal, mais certains éléments peuvent ne pas s'accorder.  Il en serait de même si l'un de nous avait grandi en ville et que l'autre avait été éduqué à la campagne...  Ha oui...  J'ai oublié de le précisez...  Lui a grandit en France, dans un minuscule village, au milieu des champs et moi au Canada, en banlieue de Montréal, dans un quartier résidentiel!

Alors, quand on observe les "déjà parents", on discute, on se confronte, on statue de ce qu'on veut pour nos enfants!  C'est l'avantage du délais...  On se prépare!

Je vous entend dire "C'est pas si simple, vous verrez, quand vous serrez parents!  Vos beaux discours, vos bonnes intentions,..." et bla bla bla.  Comme si tout était immuable, inchangeable.  À ce compte là, je n'aurais jamais eu de travail en relation d'aide...  Les familles auraient toutes été des causes perdues d'avance.  Appelons la protection de la jeunesse et plaçons ses enfants dans des familles d’accueil qui elles sont avantagées puisqu'elles savent s'y prendre!

Je sais que tout n'est pas rose, que quand nous aurons un enfant, nous serons comme tout nouveau parent : en apprentissage!  Je sais que certains éléments se seront perdu en cours de route...  Que la fatigue et l'impatience aura raison de nous, à l'occasion, peut-être même souvent...  Mais une chose est certaine, nous choisirons nos batailles! La douche avant le souper n'aura pas lieu...  sauf si nous apportons les vêtements additionnels pour être en mesure de les changer 4 fois dans la journée!

Petite pause fraîcheur pour Molly!

lundi 18 juin 2012

Fertilité 35 : Je vais où?

Se réveiller à 1h00 du mat. et ne plus être capable de se rendormir!  Tout ça parce que le petit hamster ne cesse de courir!  Ça, c'était ma nuit dernière!
Image internet

Ces derniers temps, je me questionne, je m'interroge...


L'infertilité m'a amené à me remettre en question.  Peut-être plus que pour la moyenne des gens. J'ai l'impression d'être dans un état d'inconfort constant, d'être en déséquilibre permanent, d'être hors de ma zone de confort en général. 


Pendant le 1 an et demi de notre relation à distance, on avait adopté une philosophie de vie.  Il faut dire que l'océan Atlantique, n'est pas si simple à traverser!  Notre devise était :


On s'adapte!
On improvise!
On domine!

Ces quelques mots ont fait leur chemin.  Ils nous ont aidé à relever la tête lorsque ça n'allait pas.  Encore aujourd'hui, quoique moins souvent, on se les répète.  Moins souvent, parce que cette philosophie en a fait naître, petit à petit, une nouvelle.  La philosophie du "Comment?".  On ne cherche pas toujours à comprendre le pourquoi.  Il y a souvent peu de raisons l'expliquant et, surtout, on a peu, voire aucun, pouvoir sur la cause.  En tout cas, en fertilité c'est ainsi!  Par contre, on a du pouvoir sur nos actions et nos réactions!  Pourquoi s'acharner à gratter, à remémorer, à évoquer, à souligner, à répéter...  C'est tellement plus fatiguant que de décider de prendre les moyens nécessaires pour passer par-dessus!  Ma vie est tellement plus simple et plus légère...

Je sais, par contre, que les gens me trouvent froides et distantes!  Je ne participe plus aux discussions qui n'ont pas de fin sur les malheurs des autres.  Je ne plaint pas les autres.  Je suis capable d'écoute, mais si le seul but est de se plaindre et ne pas trouver de solutions, je passe à un autre appel après quelques minutes. Je ne veux plus m'acharner, ni me plaindre continuellement. Je veux Agir!  Voilà l'une des résultantes de l'infertilité!


Au boulot, j'étais insatisfaite et, en privé, je cassais les oreilles de mon pauvre mari.  Ma nouvelle philosophie m'a amené à quitter mon emploi. J'ai pris la décision d'agir.  Il faut dire que  PMA ne rimait pas (ou très peu) avec mes horaires et obligations professionnelles.  Mes absences étaient de plus en plus fréquentes et je ressentais de moins de compréhension de la part de mon employeur.  La gymnastique était devenu trop compliquée et le stress beaucoup trop grand.  C'est surtout ça qui m'a amené à quitter mon emploi.

Je suis chanceuse.  Ma famille a une entreprise familiale et ils n'ont pas hésité à me faire une petite place.  Ils ont aussi été plus que conciliant avec mon conjoint et moi (mon conjoint travaille aussi dans l'entreprise familiale!).  Aucune justification à donner quant à mes absences.  Possibilité de travailler du domicile.  Possibilité de m'absenter tout en étant payé.  Bref, vous voyez le genre!  Je sais que je suis chanceuse.  On est peu à pouvoir s'offrir cela!

Cependant, c'est une chance au goût amer...  Et c'est la raison de mon hyperactivité cérébrale de la nuit dernière.  Avant, je travaillais en relation d'aide.  J'écoutais, orientais, supportais, accompagnais, intervenais auprès de familles ayant des besoins psychosociaux.  J'aimais profondément être en relation d'aide avec mes clients.  Je les aimais tous, même les plus complexes, surtout les plus complexes.  Je me sentais utile et je savais que j'étais douée.  Je travaillais avec une équipe en or, tant au niveau des intervenants qu'au niveau des autres spécialistes.  Cette équipe me manque énormément! (Vous comprenez que l'insatisfaction dont il est question plus haut venait d'ailleurs!)

Maintenant, je travaille dans un domaine tout autre. Je fais de la gestion et de la planification organisationnelle.  C'est très intéressant, j'apprend beaucoup!  Mais c'est tellement éloigné de mon domaine initiale.  Il est très peu question de la psychologie de l'être humain !  En tout cas, c'est pas de la relation d'aide! Je suis utile, je le sais.  Je fais un bon travail, je le sais aussi.  Mais il me manque quelque chose.

Je m'ennuie de la relation d'aide...

Je sais, en gros, ce que je veux.  Je veux continuer à travailler dans ma ville.  Faire 100 km par jour pour aller au boulot, je n'en veux plus.  Je veux continuer à avoir un horaire souple.  S'il pouvait l'être encore plus, ça me plairait bien!  Je veux continuer à travailler dans l'entreprise familiale, mais à mi-temps.  Je veux travailler pour moi-même!

Mais pour faire quoi?

Le problème est que je n'ai pas les diplômes pour travailler à mon propre compte en relation psychosociale.  Un baccalauréat en psychoéducation et un diplôme d'étude supérieur spécialisé (DESS) en santé mentale ne sont pas suffisants pour faire partie d'un ordre ou d'une association professionnelle.  Je suis scolarisée, je suis douée, mais ce n'est pas suffisant!

J'ai bien tenté des admissions à la maîtrise en psychoéducation et en travail social afin d'obtenir un titre professionnel...  Mais soit je suis refusée parce que le programme est trop contingenté (et probablement parce qu'aucun professeur n'est intéressé par mon projet), soit je suis mise sur une liste d'attente (des fois que quelqu'un déciderait de ne pas faire sa maîtrise).

Je fais quoi maintenant? 
Je vais où maintenant?
Je le fais comment?

Grosses questions existentielles...  Surtout à 1h00 du matin!


J'ai des idées...  La demande d'admission en travail social visait à devenir thérapeute auprès de couples vivant avec l'infertilité.  Je voyais des groupes d'entraide animés par un ou des professionnels.  Je me voyais bien faire de la pratique privée...  Ces idées ne sont pas mortes.  Je dois simplement trouver une autre porte.  


Pourquoi pas devenir "coach de vie"?  Je pourrais aller chercher mes accréditations PNL.  Mais est-ce que je pourrais pratiquer sans être membres d'un ordre professionnel (psychologue, travail social ou psychoéd.)?  Je pourrais aussi me diriger vers une maîtrise en sexologie...  Parce qu'on le sait...  La vie sexuelle du couple en pma ne ressemble en rien à la vie sexuelle d'un couple fertile!


Mais en entendant...  Je fais quoi???


Bref, je me sens comme dans cette chanson des Cowboys Fringants...  


Les hirondelles - Les Cowboys Fringants

Je vous rassure, je ne suis pas dépressive, mais je me cherche...  Je continue à bien faire mon travail, à vivre au jour le jour...  Mais les jours passent et il y a peu de changements...  Je dois agir!

J'ai l'impression que sans cette fichue infertilité, je n'en serais jamais venue à toutes ces questions.  Je serais possiblement encore chez mon ancien employeur, mais avec des tâches autres.  Faut dire que le poste que j'occupais a été aboli (une autre raison ayant motivé mon départ!). Je m’accommoderais possiblement de la situation si j'avais un ou des enfants à faire vivre...  Mes priorités seraient toutes autres!

Enfin...  Si vous avez des idées, des pistes de solutions, n'hésitez pas!  Je suis ouverte!!!





vendredi 25 mai 2012

Pause 2 : Le temps...

« Il y a deux sortes de temps : y a le temps qui attend et le temps qui espère. »
Jacques Brel (Paroles de la chanson L'Ostendaise)


J'ai l'impression que le temps se moque de moi.  Qu'il aime bien me faire attendre...  Depuis quelques années, le temps s'allonge...  J'ai l'impression de vivre sur deux temps : l'espoir et l'attente!  L'un étant tout aussi pénible, à la longue, que l'autre!  Surtout quand l'espoir ne se réalise jamais.

De plus, le temps est relatif! Les secondes, les minutes, les heures, les journées, les années ne passent pas à la même vitesse selon les situations, selon qui nous sommes... Les minutes passant rapidement pour l'un, peuvent sembler une éternité pour l'autre...

Il y a 7 ans (DÉJÀ!!!), j'étais en France depuis plus d'un mois. J'y suis restée environ 4 mois.  Cette période m'a paru affreusement courte... Encore aujourd'hui, je me dis que j'aurais dû rester plus longtemps...

Les minutes précédant un transfert d'embryon ou l'attente post-transfert semblent aussi être une éternité. L'attente pour débuter une FIV l'est tout autant!  Les mois semblent être des années...  Et pourtant, on parle encore d'environ 4 mois, le même temps que lors de mon séjour en France, et à la même période de l'année en plus!

Bref, le temps est relatif. Il parait différent d'une personne à l'autre, d'une situation à l'autre...

Plusieurs personnes aimeraient que le temps ralentisse son rythme pour pouvoir en profiter... J'aimerais bien pouvoir dire que je profite de chacune de ces minutes.  J'essaie d'en profiter. J'essaie de développer un philosophie de vie axée sur le moment présent. Ce n'est pas tous les jours facile!  Faut savoir que ce n'est pas parce qu'on a pas d'enfant qu'on a plus de temps...  Il est utiliser différemment, c'est tout!  Pareil que pour l'argent!


Reste que, même si je suis consciente de ma chance de pouvoir encore dormir le matin et du silence qui règne dans ma maison, j'aimerais mieux profiter à fond des minutes qui filent et qui sont meublées par des pleures et des rires d'enfants...  J'aimerais mieux profiter des minutes qui files parce qu'elles sont meubler de rendez-vous chez le pédiatre ou au CLSC et d'activités mères-enfants...  Les minutes de ma vie sont meubler de pap-test, d'échovaginale, de prises de sang, de prises d'hormones (3X jour) et d'attente...

Je sais, il y a pire dans la vie...  Tout est relatif...  Mais bon...

Si Dame Nature avait fait son travail correctement, nous aurions 1...  2...  peut-être 3 enfants (quoique...  n'exagérons rien!)!  En tout cas, nous aurions un enfant d'environ 4 ans présentement!

Peut-être que Dame Nature a créer tout ça pour être certaine que je ne regretterai jamais le manque de temps qui se créera à la venue d'un enfant!  Peut-être a-t-elle créée ce trou dans le temps pour être certaine que j'apprécierai et la remercierai pour chacune des minutes qui passeront lorsque nous serons parents.

J'ai tout de même un message pour elle... 

Merci de m'aider à développer un philosophie de vie plus saine...  Plus calme...  
Je me rends bien compte que je suis privilégiée, que j'ai appris a relativiser! J'ai appris la patience!
Je pense que je suis prête, maintenant!  Je pense que j'ai compris le message!
Si vous pouviez, Dame Nature, arrêter de servir les autres et faire un arrêt de quelques minutes dans ma maison, je vous en serais gré jusqu'à la fin de mes jours!


vendredi 18 mai 2012

Pause 1 : Les pauses!

Les pauses forcées font toujours du bien!  Même si on a beaucoup de difficulté à décrocher au début.

Mon cerveau décroche, peu à peu...
Je pense à autre chose...
Je ne compte rien...  Même si j'ai un petit calendrier qui calcul tout pour moi!  Je veux quand même voir à quoi ressemble mes cycles sans hormones.  Je peux déjà dire que c'est pas jojo. Les deux extrêmes : un cycles de 26 jours et un de 36.  Ce n'est pas mes pires extrêmes, par contre (21 et 47).
Même le metformin ne me rappelle pas pourquoi je le prends!

C'est un peu pour ça que je suis moins active sur mon blog : je m'occupe de moi, de mon couple, de mes animaux et de ma maison!

Ça fait du bien...  quand je pense à autre chose.

Parce que y penser amène son lot d'émotions...  et de questionnements... J'ai l'impression de revenir, un peu beaucoup, à la phase de la colère...  des "pourquoi nous?" 

Je vois plusieurs filles en traitement avoir enfin un positif...  tandis que je reviens toujours sur la case départ...  Ça n'aide pas aux questionnements!

Je trouve l'attente longue (surtout que notre dossier à perdu 1 mois dans les méandres administratifs...  donc 1 mois de plus d'attente)!

J'aimerais être dans l'action, que ça bouge!  J'ai l'impression de perdre mon temps!

Je réalise que 5 ans c'est long!  Même si je ne ressens pas cet effet du temps.

Je compte les mois d'ici la prochaine fiv et je commence à avoir peur : "Et si j'avais mal à la ponction ou faisais de l'hyperstimulation comme "loosequeen"? Et si je n'avais pas assez d'ovules ou pire pas d'embryon?"  Faut pas que j'y pense!

Je suis impatiente, un peu énervée par la longueur de l'attente, mais contente de pouvoir prendre une pause...

Je suis partagée!

Pour m'aider avec cette attente, je fais pousser des légumes!  J'ai maintenant un grand potager de 110' carré (un peu plus de 10m carré).  On verra si faire pousser des légumes et des fruits aura un impact positif sur ma capacité à me reproduire!

Ça a bien fonctionner pour loosequeen!


Il reste encore 9 places dans mon potager qui seront occupées sous peu!
Oui, je sais, mon gazon n'est pas beau et à plusieurs endroits il est long!!
On s'en occupera au retour de notre week-end en amoureux!


mardi 27 mars 2012

Fertilité 21 : L'infertilité est partout!

Quand on est infertile, on développe un radar!  Un radar à grossesse et à infertilité.  Certains diront que je suis paranoïaque... À vous de voir!

Je dirais que 50% du temps, j'ai raison...  Autant dire que mon radar n'est pas fiable.  Jouer à "pile ou face" aurait la même précision!

Mais bon, j'ai un radar qui ramène tout à la grossesse et qui déclenche une alarme fréquemment :
  • On m'invite au resto : On veut m'annoncer une grossesse (FAUX)
  • Un sous-entendu sur internet : Elle est enceinte (VRAI)
  • Elle ne boit plus d'alcool : Elle est enceinte (FAUX)
  • Elle n'arrête pas de se plaindre de fatigue : Elle est enceinte (VRAI)
  • Elle a un surplus de poids et ça fait quelques mois qu'ils essaient : Elle est opk (FAUX...  et VRAI)
Je pourrais continuer longtemps comme ça...  Mais vous avez déjà compris le principe!

Bref, j'ai un radar ratissant continuellement mon environnement et me signalant systématiquement une anomalie...  Et moi, en bonne analyste que je suis, j'analyse!  Et je me fais des scénarios...

Je suis à l’affût.  J'entends parlé d'infertilité partout et c'est normal! Quand on commence à porter une attention particulière à un élément, on le voit partout.  C'est comme avec mon beau-frère S. qui, lors d'un voyage au Québec, nous disait que certains de ces amis et lui-même considéraient que le Canada était le pays des roux...  Qu'il y en avait en plus grande quantité ici...  Je vous entends rire, on a fait pareil...  On a bien voulu lui démontrer le contraire...  Mais pendant ses 2 mois de présence, on voyait des roux partout!!!  Et depuis qu'il est parti, on n'en voit plus!  Faudra qu'il revienne pour qu'on le lui démontre!


 J'ai découvert plusieurs personnes dans mon entourage ayant des problèmes de fertilité ou en traitement...
  • Un oncle et une tante;
  • Une collègue de travail débutant les fiv;
  • Une collègue en essaie depuis plus d'un an, mais n'ayant pas encore consulté;
  • Une amie n'ayant pas eu ses règles depuis 6 mois;
  • Une amie qui, à cause d'un problème médical, est déjà ménopausée;
  • Une belle-soeur qui n'a pas eu ses règles pendant quelques mois lors de l'arrêt pilule;
  • Plusieurs, mais plusieurs, amis de mes amis découvrant qu'ils doivent avoir recours à la science;
  • Et même l'amie d'une amie qui a fait un don d'ovule.

L'infertilité est partout et vous ne le savez pas!  D'où le pourquoi il est si facile de se mettre les pieds dans les plats!  Mais si vous portez attention, vous découvrirez un monde caché! Un monde caché parce que vous ne désiriez pas le voir...  Ou un monde qu'on vous cache par honte, par peur, par pudeur ou parce qu'on sait que vous n'êtes pas en mesure de nous accompagner et de nous supporter dans tout ça.

Mon radar m'amène à consulter plusieurs sites et blogs.  Par conséquent, je trouve beaucoup d'articles de journal ou de revue portant sur le sujet... Je lis tout ce que je trouve et je suis ouverte à toutes les recommandations un temps soit peu professionnelles crédibles!

J'en entend parlé à la radio et à la télé...  S'il y a une émission portant sur le sujet, vous pouvez être assuré que je le sais...  L'information s'est déjà rendu jusqu'à moi!

Mon radar a déjà répertorié plusieurs personnalités québécoises ayant des problèmes de fertilité ou non (sources à potins non fiable!).  Il y a, par exemple,
  • Jean-Michel Anctil et sa conjointe (infertilité inexpliquée, 3 enfants adoptés, en attente pour un 4e);
  • France Beaudoin et Vincent Gratton (infertilité inexpliqué chez F.B, 1 adoption, 1 bébé conçu naturellement);
  • Laurent Paquin et sa conjointe (infertilité inexpliquée, plusieurs traitements pour leur 1er enfant, en attente pour l'adoption);
  • Gino Chouinard (J'ai pas trouvé, mais de toute évidence, c'est un sujet qui le touche comme le laisse voir le début de ce segment, 1 adoption...);
  • Julie Snyder/Pierre-Karl Péladeau (plusieurs traitements de FIV pour concevoir leurs enfants);
  • et Céline Dion/René Angelil (plusieurs traitements de FIV pour concevoir leurs enfants)
Certains ont eu des enfants sans aide, d'autres ont eu recours à des traitements et quelques-uns ont adopté.

Mon radar fait "bip" aussitôt qu'il entend "infertilité".  Je découvre donc des films....  Tel "Maybe Baby" (Angleterre) avec Hugh Laurie (Oui, oui, Dr. House) ou, plus récemment, "Une folle envie" (France) que je n'ai pas encore eu la chance de voir!


Petite parenthèse, "Maybe Baby" porte un autre nom au Québec, mais je ne me souviens pas lequel!  En France, ils ont ajouté le "Où comment les anglais se reproduisent" et je n'aime vraiment pas ce titre...  Comme si c'était LE mode de reproduction des anglais ou que, seul eux, vivaient ce problème!

Il y a aussi les films "Mother and Child" (Americano-Espagnol) et "Le bonheur des autres" (Québec) qui abordent ce sujet.


Il y en a sûrement d'autres...  Reste que ça donne quatre films, de quatre origines différentes! Comme quoi, c'est un problème généralisé!

D'autre part, je découvre aussi des personnages infertiles dans des séries télévisées... La majorité des drames dans les séries télévisées tournent autour des fausses-couches, les gens s'y reconnaissant plus. Ça fait vibrer la petite corde sensible de la majorité...

Par exemple, il y a Meredith et Derek dans "Grey's Anatomy".  Une saison complète a tournée autour du volet bébé et a couvert les différentes possibilités, des réalités différentes : la femme qui ne veut pas d'enfant, mais qui tombe enceinte; le couple ayant des problèmes de fertilité; les deux femmes lesbiennes ayant ensemble un enfant grâce au meilleur ami de l'une d'elle (bon, ce dernier cas était un peu plus compliqué que ça, mais au final, ça ressemble à ça!)

Meredith et Derek : une fausse-couche, l'infertilité et l'adoption!
Alfred et Louise Tate dans "Ma sorcière bien-aimé" ont aussi des problèmes de fertilité!  Quoi?  Vous ne le saviez pas?  Ce n'est pas dit textuellement, mais c'est tout comme.  L'épisode "Un bébé pour bientôt" nous le révèle!  C'est ce que j'ai découvert hier (chéri et moi regardons cette émission à tous les midis, c'est ça le bonheur de dîner à la maison!).  Une toute petite phrase, glissée par Alfred venant d'apprendre la grossesse de son épouse, nous fait comprendre la réalité de ce couple : "Quoi, après toutes ces années!  Tu es enceinte!".  Les auteurs n'ont pas manqué de nous indiquer qu'ils étaient mariés depuis 16 ans...

Louise et Alfred : 16 ans de mariage et toujours pas d'enfant!
Surpris?  Ce n'était pas un sujet abordé clairement dans ces années (1960-70).  Déjà, sur le plan médical, ils ne connaissaient pas tous les diagnostics possibles!  À cette époque, l'infertilité était une fatalité.  De nos jours, bien que ce le soit encore un peu, nous avons des possibilités.  La science peut nous aider si on le désir!

J'ai hâte de voir la suite de ces épisodes!  Tant pour "Grey's Anatomy" que pour "Ma sorcière bien-aimée".

Pour le premier, il est question d'adoption...  En fait, ils ont "techniquement" adopté au dernier épisode de la saison.  Une adoption rapide, sans trop de soucis, comme seul les personnages des séries américaines peuvent le faire!  Ça n'aide pas vraiment la cause des adoptants...  Ça projette une image de facilité et de rapidité!

Pour "Ma sorcière bien-aimée", ayant vu tous les épisodes et n'ayant jamais vu qu'ils avaient des enfants, je me doute bien de la fin...  Quoique, j'ai peut-être manqué une information!

Et puis?  Suis-je paranoïaque ou simplement ouverte à en entendre parler?


dimanche 25 mars 2012

Fertilité 20 : Tu sais que tu es suivis en fertilité quand...

Dans la même lignée que les "Tu sais que tu viens de..." ou "Tu sais que tu es né en..." circulant sur facebook, il y a les "Tu sais que tu es suivi en fertilité quand..." sur les blogs de plusieurs filles.

Je me rends compte en écrivant ça que je n'ai pas trouvé de blog écrit par des hommes encore!  Si vous en connaissez, faites-moi signe...

Donc voilà ma version...  Qui sera bonifiée, j'en suis certaine...


Tu sais que tu es suivi en fertilité...

Quand tu es consciente que croire encore à un bébé couette c'est comme croire au Père Noël. On dit que l'espoir ne fait pas mal...  moi je n'en suis pas si sûre!

Quand tu as de la difficulté à trouver le sommeil parce que tu penses à l'hormone laissée à température ambiante : "Est-ce que je devais la mettre au frigo?  Non, non...  c'est bien à température ambiante...". Que tu décides de réveiller ton chéri pour le questionner. Puis, doutant tous les deux, vous vous levez à 2h00 am pour lire les papiers de la boite et que, ne trouvant pas l'information, vous allumez l'ordinateur pour trouver l'info sur Google...  (Pour info, quand rien n'est indiqué sur la boite, c'est que ça se conserve à température ambiante!)

Quand tu as de la difficulté à trouver le sommeil parce que tu n'arrives pas à contrôler la petite voix intérieure :

“De toute façon, ça va être négatif, pourquoi je m'en fais tant que ça...  Et puis, si ça se trouve, mon embryon ne survivra pas à la décongélation et je devrai tout recommencer...  Est-ce que ça me tente vraiment de tout recommencer? Et si c'est négatif, j’aurai un RDV chez le Dr B au bout de combien de temps?  Mais si c'est positif...  qu'est-ce que je fais?  J'appelle où?  L'équipe ne sera plus là!  Je serai laissée à moi-même...  Mais bon, je m'en fais pour rien, je n'ai jamais eu de positif...  Oui, mais si c'est positif, je l'annonce comment?  Je l'annonce quand?  Mais non, un positif, ce n'est pas possible..." 

Quand tu as dû mal à émerger de ton sommeil parce que les hormones donnent un coup dur à ton organisme et que tu as mal dormi (voir les points précédents)

Quand tu es capable de réciter par coeur les dosages de chacune des hormones prises dans la dernière année à l'infirmière qui ne trouve plus ton dossier.

Quand les mots/acronymes IAC, FIV, TEC, Hatching, PDS, hystérosonographie, réserve ovarienne, follicules, médicaments d'exception, ponction, OPK, endométriose, etc. ont une signification pour toi...

Quand les courbes de température n'ont plus aucun secret pour toi!

Une courbe de température de nos débuts en fertilité
À la vue de cette courbe, Dr C a dit : "Ça augure bien...  une tri-phase c'est généralement
annonciateur d'une grossesse" (rdv à J29)

Quand tu sais que le sirop pour la toux peut avoir un impact sur la glaire...

Quand tu as envie de crier à chaque fois que tu entends la question "Et vous, les enfants c'est pour quand?" et que les blagues du type "Avez-vous besoin qu'on vous montre comment faire?" ne sont plus drôles...

Quand avoir un rendez-vous à la clinique un dimanche matin c'est cool parce que, pour une fois, on ne sera pas pris dans le trafic!

Quand tu retiens tes larmes et ta colère quand on te dit "Vous pouvez pas savoir, vous n'avez pas d'enfants!" ou "Vous verrez, quand vous aurez des enfants, vous regretterez les moments sans enfants!"

Quand tu sens le regard des autres guettant ta réaction quand tu prends un enfant dans tes bras, comme si tu étais quelqu'un d'instable...

Quand tu te dis que telle amie a eu de la difficulté à tomber enceinte et que, par conséquent, la voir enceinte est moins difficile...

Quand tu te dis, qu'en fertilité, il faut beaucoup d'amour, de communication et de patience pour faire une enfant.  Tu sais que ton couple pourra traverser plusieurs tempêtes!

Quand ça te met hors de toi d'entendre des filles parler de la planification d'une grossesse comme on planifie un voyage...
Ça semble si simple!
Quand ça te met hors de toi d'entendre des filles se lamenter sur les effets secondaires de la grossesse...   S'il faut que tu restes couché tout le long de ta grossesse, tu le feras!  Et ce, sans te plaindre!

Quand tu es capable de nommer le nom du médecin qui est en entrevue à la télé, sans même qu'il ne soit présenté, et que tu es fière parce que tu te dis que tu es suivi par quelqu'un de respecté, quelqu'un qui s'y connait!

Quand tu es rendu accro à un forum de discussion...  Que tu as hâte d'être de retour à la maison pour leur raconter la dernière connerie que telle collègue à dit ou, tout simplement, pour les informer qu'aujourd'hui tu as ovulé, mais qu'étrangement ta glaire n'était pas de la bonne couleur, ni de la bonne texture (tout en t'excusant des détails)...  Mais surtout quand sur ce forum tu t'es fait des copinautes formidables, qui te comprennent mieux que personne.  (Merci mes copinautes!)

Quand la qualité de tes amis a grandement surpassé leur nombre...  Que ces amis, sans le savoir, sont toujours là au bon moment et qu'avec eux tu es assurée de trouver une oreille attentive si nécessaire.  Avec ces amis, il n'y a pas de tabous, ni de jugements, mais beaucoup de plaisir et de rires. (Merci mes amis!)