mercredi 2 août 2017

Fin.

Il y a déjà fort longtemps que je suis venue ici.

J'ai maintenant 3 beaux enfants.  La petite dernière s'est invitée dans nos vies en petite surprise.  Elle est née dans un accouchement express (1h15 de travail, poussée, etc) et des plus inusité (dans le parking de l'hôpital, sans la présence du papa ou de qui que se soit d'autre), au mois de mars dernier.

Ma vie file à la vitesse de la lumière et l'infertilité fait de plus en plus partie du passé... de notre histoire de couple, de l'histoire de nos enfants!  Ce n'est plus douloureux.  Les nouvelles sur le sujets attirent toujours mon attention. J'ai encore envie de sensibiliser les gens, mais cette envie ne vise plus à fournir de l'information sur moi, sur mon couple, sur nos difficultés.  Elle se limite à relayer, de temps à autre, des informations sur mon fb ou à discuter de notre parcours avec les gens que je connais.  Cette envie ne cherche plus à atteindre le plus de gens possible...

Je suis ailleurs.

Je me sens imposteur avec ma famille de 5.  J'ai l'impression que ma voix, mon histoire, ont perdu de la crédibilité.  Pas dans un sens négatif! Non!  Dans le sens "Oui...  mais toi tu les as tes enfants!  3 en plus!  Dont 1 hors traitement!".   Dans le sens où l'infertilité, bien qu'elle fait partie de moi, n'est pas ma préoccupation actuelle.  Je n'y pense pas sans arrêts et elle ne me ronge pas de l'intérieur.

Lorsque je croise quelqu'un en traitement, nullipare, je me sens à côté de la plaque.  Je cherche mes mots!  C'est surtout là que ma crédibilité se sent affectée.

Et c'est ok.

Je vis bien avec cette nouvelle réalité.  Même très bien!

Je comprends mieux le "Vous, qui avez eu des enfants malgré votre infertilité, vous avez oublié ce que c'est qu'être infertile!".  Je n'ai pas oublié.  C'est simplement que ce n'est plus mon quotidien.

Je regarde mes enfants et je ressens de la joie, mais surtout de la sérénité.  De la sérénité quant à mon parcours. L'infertilité, aussi envahissante et désagréable fût elle, a laissé place à des souvenirs doux et et rigolos.  Beaucoup d'amour est ressorti de cette expérience.

Ma famille est désormais complète.  Officiellement!

Nous avons décidé de nous départir de nos embryons.  Nous les avons donné à la science.  De futurs embryologistes s'exerceront avec eux ou des recherches sur les embryons seront effectuées.

Je l'avoue, j'ai eu un pincement au cœur lorsque j'ai signé LE papier.  Nous départir de nos embryons, c'est finir un chapitre.  Un chapitre qui aura durée près de 10 ans. C'est aussi dire au revoir à une clinique. Celle qui a réalisé notre rêve d'être parent.

Une porte se ferme. Une nouvelle s'ouvre, celle de l'évolution de notre famille.

C'est donc la fin officielle de ce blog. Là aussi j'ai un petit pincement.  J'ai adoré écrire ici.  J'y ai fait de belles rencontres : Rabia, Marylin, Julie, Bianca et François et Manon, pour ne nommer qu'eux!  J'ai partagé mon quotidien, certaines de mes émotions et ça m'a fait le plus grand bien.  Merci de m'avoir lu, accompagné, écris, ramené sur terre!  Merci!

Je n'effacerai pas le blog.  Il restera présent sur le web.  Sait-on jamais, il répondra peut-être à un ou plusieurs infertiles (ou pas) à la recherche de réponses.

Je vous souhaite à tous que vos rêves soient exhaussés... ou que la vie vous présente une porte à ouvrir qui vous comblera.



dimanche 15 mai 2016

Donnez au suivant!

Pendant nos traitements de fertilité, j'ai tenté de bien comprendre ce que je vivais.  J'ai fait plusieurs lectures dont je vous ai parlé ici.

Parmis ces lectures, il y a eu la livre "Vivre avec l'infertilité" de Susan Bermingham.  Un petit bijou selon moi. Ce livre m'a fait un bien fou et je me suis permise de le prêter à certaine personne dans mon entourage. En faisant du ménage, aujourd'hui, je suis tombée dessus.

Je suis aussi tombée sur 2 livres concernant l'adoption internationale.  On a failli adopter, vous vous souvenez?  Mais je suis tombée enceinte de Charlotte.  La dernière FIV avant que nous prenions une pause PMA nécessaire pour notre tête et notre couple...  On avait reçu l'appel de l'agence pour débuter officiellement les démarches (ie quitter la liste d'intérêt!).  Les papiers étaient signés, ne manquait que le chèque!

Il me sont très peu utiles et ils prennent la poussière dans une boite depuis près de 3 ans!
Alors je les offre. GRATUIT!! Je donne au suivant.

Soit vous venez les chercher, soit je les mets à la poste.  Mais vous payer le shipping (suis pas riche en ce moment).

Alors...  Dites moi quel livre vous désirez et pourquoi (en commentaire ou sur mon courriel).


        




lundi 2 mai 2016

Les bas chanceux

Vous connaissez l'échange de bas chanceux?

C'est une initiative partie aux États-Unis qu'Émotions in vitro a lancé au Québec. Quelle belle idée!!!

Le principe est simple.  Vous vous inscrivez pour faire parti d'un tirage visant l'échange de bas chanceux.  Des bas neufs, il va sans dire! Tout comme moi, vous n'êtes plus en traitement? Pas de soucis.  Vous pouvez envoyer un peu de votre chance à une autre femme!  De votre côté, vos enfants pourraient recevoir des chaussettes à votre place!

Pourquoi des bas? Parce que que c'est souvent la seule chose qu'on garde quand on nous demande de nous déshabiller et d'enfiler la magnifique jaquette!

Combien ça coûte ?  10$ + le shipping.

Comment participer? Super simple!
Vous allez là  : échange de bas chanceux et vous vous inscrivez (et vous trouverez plus de details).

Je viens de le faire!  

Qui sait? C'est peut-être à vous que j'enverrai un peu de chance!

vendredi 9 octobre 2015

Le défi des petites frimousses

Le concept de L'ACIQ est simple!  Mettre un visage sur les enfants nés grâce à la FIV afin de rendre concret les réalisations du programme de gratuité de la PMA au Québec.

On parlerait de 1 enfant sur 33!

Vous l'avez compris, aussitôt l'annonce vu, aussitôt nous avons pris une photo et l'avons envoyé à L'ACIQ.

Je vous partage cette photo...


Je précise qu'ils sont nés grâce à la même FIV.  Charlotte est un transfert frais et Alexis un transfert d'embryon congelé (le 1er!).

De plus, il nous reste des embryons si nous désirons agrandir la famille.

Cette FIV (couverte par la RAMQ) aura permis de donner naissance à 2 futurs contribuables! Un bel investissement! Avec le PL-20 c'est un peu la loi de "l'enfant unique" qui pourrait être imposée, à moins qu'on ait les moyens de payer...

Puis  au-delà de l'investissement, c'est de l'amour à la pelleté qu'on a sous notre toit!  Et ça,  ça n'a pas de prix!!!


mercredi 16 septembre 2015

Toujours vivante!

Voilà plusieurs mois que je ne suis pas venu écrire ici.

Entre le "boulot, métro, dodo", les routines du matin et du soir de Charlotte et les rendez-vous se suivi de grossesse, j'avais bien peu d'énergie pour entretenir ce blog.

Et puis, mon quotidien n'en est plus un de nullipare en essaie depuis plusieurs années...  Les essaies pour bébé 2 ont été, disons-le, très rapide (voire inexistant puisque le premier TEC fût le bon).  J'éprouvais donc le sentiment que mes états d'âmes de maman occupée n'avaient pas leur place sur ce blog.

Depuis mon dernier billet, ma grossesse a été menée à terme.  Alexis (oui, c'est un petit garçon!) est né le 31 août dernier après un accouchement plutôt rapide.  5 heures de latence (je n'ai pas connu la période de latence à Charlotte) et 4 heures de travail actif dont 10 minutes de poussée.  Un accouchement un peu plus long qu'à Charlotte (3h20 de travail actif), mais tout aussi merveilleux.

Je suis donc en congé maternité pour la prochaine année.  Mon mari, de son côté, reprend lundi prochain.  Il lui restera 2 semaines à prendre.

J'aurai donc un peu plus de temps pour entretenir mon blog avec les différentes actualités entourant la PMA...  Parce qu'il y aura sûrement beaucoup à relayer.

Petit rappel : le parti élu présentement prévoit retirer de la couverture médicale gouvernementale la FIV. Une seule FIV sera remboursée, et ce, grâce à un crédit d'impôts en fonction des revenues. Autant dire que la classe moyenne s'endettera pour faire des enfants! (J'en parlais ICI, quelques changements ont été apporté, mais l'essentiel est là.)

À ce propos, nous avions marché contre le PL-20 et j'avais écris une lettre à ma fille (et à mon fils).

Le PL-20 devrait passer cet automne.  Je sais que les ministres libéraux (Couillard et Barrette plus précisément) désirent qu'ils passent.  Barrette a d'ailleurs dis qu'il "avait besoin de cet argent" avant les vacances parlementaires...

Aussi, cet été, les médias ont sorti cette nouvelle :
Une entreprise américaine qui garantit les grossesses arrive au pays

On apprenait par le fait même qu'IntegraMed 'appartient à près de 97 % à Sagard Capital, filiale de Power Corporation du Canada, l’empire financier des Desmarais, l’une des quelques familles milliardaires de la province." (Power profite d’une réforme libérale, Journal de Montréal).

Et bien entendu, Barrette nie qu'il en savait quoique se soit...  (Procréation assistée: Barrette accuse le PQ de faire du salissage, La Presse).

Peut-être que c'est vrai, mais j'en doute fortement!  

Qui vivra verra comme ont dit!

En attendant, je vous invite à payer votre abonnement à l'ACIQ.  C'est eux qui nous représentent!
Et pour les amis français, le collectif BAMP! appuie l'ACIQ et vous relais l'information.
Par ailleurs, le 8 septembre dernier, nos associations respectives ont tenues la première conférence internationale sur la sensibilisation à l'infertilité.  Plusieurs pays ont participé et ce fût une réussite!

C'est en s'unissant qu'on peut changer les choses!


lundi 23 février 2015

#1couplesur6

L'association des couples infertiles du Québec (ACIQ) a lancé un défi sur sa page Facebook pour le mois de février. Ce défi ce veut une démonstration d'amour et de reconnaissance du programme québécois de procréation assistée.

Nous avons envoyé notre participation, mais vu la popularité, notre témoignage risque de ne paraître qu'en mars uniquement.

Ce n'est pas grave, nous le partageons quand même avec vous immédiatement!

* * * * *

Nous sommes Marie-Ève (33) et Yvon (34) et nous sommes infertiles.  Nous sommes #1couplesur6!

Il nous aura fallu 5 ans et demi et de nombreux traitements pour devenir parents. Nos petits problèmes mineurs ne l'étaient pas tant que ça finalement...

Grâce à la gratuité, nous avons le bonheur d'être les parents d'une merveilleuse petite Charlotte de bientôt 2 ans! Sans ce programme, elle n'aurait jamais vue le jour puisque nous n'avions pas les moyens de payer pour une FIV, encore moins pour 2 (nombre qui a été nécessaire dans notre cas)...

Grâce à ce programme, elle sera grande soeur en septembre! 

Nous sommes tellement reconnaissant envers la science et le programme québécois de procréation assistée!  

Nous ne pouvons concevoir que de nombreux couples ne pourront avoir accès à ces avancés scientifiques si le PL-20 est adopté dans son état actuel.  Se sera un recul pour notre société! 

Revoir le programme : OUI!
En restreindre l'accessibilité de la sorte : NON!

À vous qui n'avez pas de problème de fertilité, qui faites parti des #5couplessur6, ne nous laissez pas tomber!  Nous aurions pu être votre fille, votre frère, vos meilleurs amis à qui vous dites "Non, on ne vous aidera pas à devenir parents!". N'oubliez pas que l'infertilité découle d'un problème de santé physique dont nous ne sommes aucunement responsable!

Vous auriez aussi pu être nous...



mardi 20 janvier 2015

Écho de viabilité

Vendredi dernier, nous avons eu l'écho de viabilité (7sa).

Nous y allions sans grand stress puisque j'ai plusieurs symptômes que je n'avais pas à Charlotte (lire ici nausée et seins sensibles).  Aussi, je me souvenais qu'à Charlotte, lorsque j'avais dit être stressé, la doc m'avait demandé si j'avais des signes que ça pouvait être négatif comme des saignements.  N'ayant rien de tout ça, on était plutôt confiant.

Le gynéco ayant pratiqué l'écho a rapidement trouvé le sac.

Au coeur de celui-ci, nous avons pu admirer un magnifique embryon de 9 mm (soit -1 journée sur ma dpa, donc rien d'inquiétant!)

Le petit coeur battait bien.

Nous avons même pu, en prime, l'entendre!  Quel merveilleux son à nos oreilles!

Ma DPA reste donc la même : 4 septembre 2015

Merci la vie!
Merci PMA!
Merci programme québécois de procréation assistée!


dimanche 4 janvier 2015

Bébé 2

Voilà quelques jours que je désire vous raconter comment s'est déroulé le TEC.

Débutons par l'écho de contrôle de l'endomètre, quelques jours avant le transfert.  J'avais choisi de prendre rendez-vous à la nouvelle clinique de la rive-sud de Montréal.  Je me suis dis que se serait plus simple puisque plus près de mon travail...  Si le trajet clinique - travail s'est effectué simplement et sans trafic, ce fût tout autre chose pour l'allée!  Trafic sur la 132 et aux différentes sorties menant au boulevard.  Bref, je suis arrivée en retard!  Mon erreur, je n'avais pas considéré le trafic à cette heure matinale (vers 7h30). Je pense même que ça aurait été plus simple de me rendre à la clinique de Montréal...


Ce n'était que le début.  Une surprise m'attendait à l'écho.  Mon endomètre répondait bien et était prêt mais... il y avait une petite masse.  Une masse ressemblant étrangement à un sac pouvant contenir un embryon. J'ai donc dû faire un test de grossesse pour confirmer ou infirmer cette supposition. Bien entendu, le test s'avéra négatif.  Petite déception pour nous qui avions commencé à nous faire des scénarios!

Le TEC a donc eu lieu le 12 décembre. Ils ont transféré un beau J3 de 9 cellules. À titre de comparaison, Charlotte était elle aussi un J3, mais de 12 cellules.

Mais ne croyez pas qu'il s'est déroulé simplement...  Premièrement, j'ai eu de la difficulté à quitter le boulot. J'étais prise chez des clients...

Ensuite, je n'ai pas bu la bouteille d'eau recommandée, mais un grand café.  Et devinez quoi?  Aucun effet.  Une fois installée, nous avons eu la mauvaise surprise de voir à l'écho une vessie vide!  Alors l'infirmière et mon mari m'ont apporté un nombre assez élevé de verre d'eau et nous avons attendu....  10 minutes - rien.  20 minutes - toujours rien (bon, quand même un peu, mais pas suffisamment)!

Finalement, après plus de 30 minutes, le transfert a pu avoir lieu.  Ouf!  J'étais à deux doigts de me l'a faire remplir...  J'ai eu chaud!!!

De retour à la maison, pas de répit.  Un collègue de mon mari et sa conjointe ne pouvait pas allé chercher leur fils, alors j'y suis allée...  Puis, j'ai préparé le souper pendant que mon mari s'occupait des 2 enfants.

Dans les jours qui ont suivis, Charlotte a été malade : pneumonie, amygdalite, scarlatine et une bonne crise d'asthme.  Elle ne fait pas les choses à moitié quand elle est malade!

J'ai aussi eu 2 partys de Noël... et beaucoup de stress au travail.

Bref, je n'ai pas pu me reposer.


Ma prise de sang était prévue pour le 26.  Vous vous doutez que je n'ai pas été capable d'attendre jusque là...

J'ai donc fait un test à la maison le 24 au matin, avec la certitude qu'il allait être positif.  Et devinez quoi? Il l'était! Les signes ne me trompaient pas, je ne psychotais pas!!!

Le 26, comme prévu, je suis allée faire la prise de sang.  L'infirmière qui a téléphoné a commencé par me dire qu'elle appelait pour me donner mon taux, que j'étais enceinte, et que le taux était de 61.  Pas de félicitations, rien...  J'ai donc demandé si c'était bon, parce que je trouvais ça faible, mais aussi parce qu'elle ne me donnait pas l'impression que c'était positif...  Elle m'a dit "À la clinique, à 50, vous êtes enceinte". Et elle m'a donné la date et l'heure pour la 2e prise de sang.

N'en fallait pas plus pour que la panique s'installe...

Le 28, je suis donc retournée faire une prise de sang.  Je vous laisse imaginez mon niveau de stress!

Lorsque la clinique a téléphoné, je pensais faire un arrêt cardiaque.

Mon taux...   117!

Il avait doublé!!!

Je vous annonce donc que je suis officiellement enceinte de bébé 2! Et ce, au premier TEC!!!! J'arrive difficilement à y croire.  Après tant de difficulté pour concevoir Charlotte, qui aurait cru que se serait si simple...

L'écho de viabilité est dans 2 semaines... Je suis confiante.



lundi 22 décembre 2014

La marche de l'Espoir

Entre le boulot, Charlotte qui est malade, le TEC, les cadeaux de Noël et les NOMBREUX partys de Noël, je manque de temps pour tout lire et pour écrire ici!

J'essai de lire chaque article qui parle de la PMA...  Il y en a tant...  Dont certains que je ne veux pas lire, que j'aurais préféré ne pas lire!

Je vous recommande fortement le site de Émotions In Vitro.  L'auteure répertorie du mieux qu'elle peut tous les articles qui paraissent!  Merci à elle!

* * * * *

La Marche de l'espoir, c'était il y a une semaine et demi environ.

Nous avons marché en compagnie de l'auteur de Don D'Ovule Québec, de sa conjointe et de leur fils Mathis.  Une belle et agréable rencontre et une magnifique marche.

C'était très émotif que de voir tous ces enfants, ces femmes enceintes, ces couples sans enfant et ces personnes sensibles à notre cause marcher ensemble. Et que dire de la banderole créer avec les photos des bébés miracles!  Wow!

Je ne sais pas si ça changera les choses...
Je ne sais pas si tout ça aura un impact positif.
Je l'espère.  C'est mon souhait pour Noël...

En attendant d'avoir un peu plus de temps, je vous laisse sur quelques photos...
Peut-être que certain(e)s d'entres vous se reconnaîtrons!


Encouragez la natalité!

En marche!

Discours!
Dommage, nous n'entendions pas tout à l'arrière.

Regroupement pour le discours de fin de marche

Un jour, je serai peut-être...

Les petits miracles!


mardi 2 décembre 2014

Lettre à ma fille

Ma chérie,

Je t'écris aujourd'hui parce le gouvernement actuel s'apprête à mettre fin à un programme qui t'a permis de voir le jour. Ton père et moi avons vu venir les choses et sommes retournés en clinique de fertilité pour te faire un petit frère ou une petite soeur. Les risques que nous soyons affectés par cette coupure sont minimes.

Par contre, plusieurs autres couples ou famille verront leur rêve d'enfant leur filer entre les doigts.
Il y a près de 8 ans de ça, nous avons décidé de faire un enfant...  Malheureusement,  tout ne c'est pas déroulé comme nous l'avons espéré.

Après 2 ans d'essai, force à été de constater que nous allions avoir besoin d'aide. Plusieurs tests et examens plus tard, on nous a confirmé que l'un et l'autre nous avions des petits soucis.  Nous étions infertiles.

Les traitements hormonaux et les inséminations, nous les avons payé à 100% et avons profité du crédit d'impôts québécois qui était de 50% si je me souviens bien. À l'époque,  ton père et moi étions en début de carrière, on n'avait pas beaucoup d'argent. On s'est endetté... 

En 2010, le gouvernement nous a donné de l'espoir... beaucoup d'espoir! Nous étions, à cette époque en réflexion. Nous n'avions pas les moyens de payer une FIV... Nous étions à un tournant. J'avais été mise en arrêt maladie pour un trouble de l'adaptation...  J'avais eu des idées noires...  J'étais mal dans ma peau.

Bref, en 2010, le gouvernement a annoncé la mise en place du programme de gratuité des traitements de fertilité. Nous nous sommes alors inscrit pour faire une FIV.

Le premier essai n'a pas été concluant.  De celui-ci à découlé 2 TEC.  Eux aussi non-concluant. Par contre, cette FIV a permise de découvrir que la membrane de mes ovules étaient  rigides et que les spermatozoïdes de ton père avaient besoin d'un peu d'aide (une injection microcytoplasmique ou ICSI). C'est au 2e essai que tu as enfin fait ton nid...

Si les limites que le gouvernement veut imposer avait été mises en place en 2010, tu n'aurais probablement jamais vue le jour. Parce qu'on n'aurait pas eu l'argent pour payer la seconde FIV.

Le gouvernement actuel ne semble pas mesurer tous les impacts des actions qu'il pose aujourd'hui. Il limite plutôt qu'encadre... Il infantilise des femmes, des hommes, des couples. Il se positionne, en quelques lignes, dans un projet de loi couvrant 2 sujets différents, mais tout aussi importants, sans avoir consulté les principaux intéressés. Ces derniers, nous et d'autres couples dans la même situation, sommes considérés comme trop émotifs pour être apte à une réflexion objective...  Et les spécialistes, eux, fraternisent avec nous.  Leurs paroles, par conséquent, perdent de la valeur aux yeux des ministres.

Notre gouvernement s'essuie les pieds sur les recommandations du commissaire... Il avait pourtant en sa possession plusieurs pistes intéressantes.

La province novatrice, ayant de belles politiques et valeurs familiales, et faisant l'envie des autres provinces et pays, semble avoir perdu le nord.

Je comprend que le programme doit être révisé. Je comprend qu'on doit revoir les finances du Québec, qu'on est pas riches, que des décisions doivent être prises. Je ne comprends pas qu'on coupe dans des programmes qui valorisent la famille et qui touchent directement la classe moyenne (PMA, CPE, ...). J'ai honte des valeurs que ce gouvernement véhicule. Je ne veux pas vivre dans une province ou un pays qui ne met pas de l'avant ses familles et ses enfants.  Je ne veux pas d'une province qui préfère des politiques individualistes. Je ne veux pas d'une province qui ne prend pas soins ou sacrifie sa classe moyenne.

Je ne veux pas de ces valeurs pour toi.

Tu n'as que 19 mois... Tu n'es pas consciente de ce que nos dirigeants font... Mais je veux que tu saches que tes parents, eux, ne partagent pas ces idéaux. 

Samedi prochain, nous t'ammènerons protester. Nous t'ammènerons à la "Marche de l'espoir".  J'invite aussi tous les parents qui ont eu ce coup de pouce à venir marcher...  Ainsi que les couples qui attendent encore et toutes les personnes sensibles à notre cause.

Toi et les autres enfants qui seront présents  êtes la preuve que ce programme est utile.

Sait on jamais... Le PLQ pourrait entendre notre cri du coeur.

Maman

samedi 29 novembre 2014

"Black friday"


Le Devoir

Voilà...

Ils ont enfin craché le morceau...

Barrette et Couillard arrivent tranquillement à leurs fins...

La Presse

Je ne vais pas vous dire "Je l'avais dis!"  Ça ne me tente pas...

Le programme de gratuité sera aboli si le projet de loi passe. Et on retournera des années en arrières.
S'il passe, voici comment ça fonctionnera :
  • Avoir plus de 18 ans et moins de 42 ans.
  • une période minimale de relations sexuelles ou d'insémination exigée avant tout traitement de type FIV.
  • Crédit d'impôts plutôt que couverture via la RAMQ pour les FIV... Un couple infertile avec un salaire de 120000 aura droit a un crédit d'impôt de 20% et celui ayant un revenu de 50 000$ aura droit à 80%.
  • 1 FIV donnant droit à un crédit d'impôts pour une femme en bas de 37 ans et 2 pour les femmes de 37 ans et plus.
  • Aucun crédit pour les couples ayant déjà un enfant (issu d'une FIV ou non).
  • Aucun crédit si monsieur a été vasectomiser ou madame ligaturée.
  • Sanctions/amendes pour les cliniques référents à l'étranger
On retournera loin en arrière parce que même avant la gratuité, c'était mieux...  En tout cas, le crédit d'impôts étaient plus généreux et on avait plus de latitude avec le médecin.

J'ai peu de commentaires présentement.  J'ai eu de la difficulté à travailler cet après-midi.  J'ai la nausée lorsque je pense à ce qui s'est passé et comment ça c'est passé! J'étais d'accord pour qu'on réglemente.  Mais pas pour des coupures de ce type!

Barrette déposera son projet de loi le 2 décembre.  Comme tous les gros projets de loi qui sont sur la table présentement.  Couillard et ses disciples espèrent que ça passera, sans trop d'opposition... Ensuite, on partira tous en vacances. Noël adoucie les esprits et tout le monde reviendra joyeux, l'estomac rempli et avec un vague souvenir de ce qui s'est passé en 2014, il y a un mois, l'an passé...

J'en ai la nausée...  (Pour ça, pour la hausse des tarifs en CPE, pour la hausse des frais d'ambulance, pour plein d'autres affaires!)

Mon cœur saigne devant tant d'incompréhension de la part de mon gouvernement...

Je n'aime pas ce gouvernement...  Je n'ai plus confiance (ai-je déjà eu confiance?).

En attendant que je reprenne mes esprits, je vous encourage fortement à devenir membre de l'association des couples infertiles du Québec  (ACIQ). C'est ce que j'ai fait  ce soir (ben oui, en 3 ans et demi de traitement et depuis la naissance de Charlotte,  je ne l'avais jamais fait...  pour différentes raisons...).

C'est important présentement de leur donner les moyens de bien nous représenter.

C'est 15,50$ présentement parce qu'on paie à la mi-année...  C'est pas grand chose! 

mercredi 19 novembre 2014

Conflit d'horaire - votre opinion svp

J'ai un problème...  et pas un petit!

Si mon J1 tombe la journée qu'il est supposé tomber, je ferai face à un conflit d'horaire majeure...

J'ai toujours dis que mon boulot ne passerait pas avant ma famille et devant les traitements.

Mais...

Présentement,  j'occupe un poste de gestion et mon supérieur n'est pas au courant de nos démarches. Pour la première fois,  je ne fais pas confiance. Je n'aime pas vraiment mon boulot et je suis en intérim, donc techniquement j'ai peu à perdre. Aussi, si ca fonctionne, ma dpa  serait APRÈS la fin de mon interim. Ca ne vient donc même pas mon "contrat". N'en reste que j'ai de la difficulté à cibler en qui je peux avoir confiance et les conséquences qui pourraient me toucher si mon patron savait.

Occupant un poste de gestion, je suis dans plusieurs dossiers complexes. L'après-midi où devrait tomber le TEC implique un de ses dossiers : dossier plainte, rencontre de concertation avec les partenaires et les personnes concernées... Une rencontre difficile et où trouver une date commune une n'est pas simple et qui, par conséquent, ne peut être déplacée.

Il est hors de question que j'annule mon TEC. Peut-être que je m'en fais pour rien, aussi.  Peut-être que le TEC tombera sur une autre journée...  mais à date, ça augure mal!

Diriez-vous  la vérité à votre patron?
Si non, mais qu'il exige un papier medical? (Le logo de la clinique est sans équivoque?)
Est-ce que le TEC peut se faire le lendemain? (À J15 plutôt que J14, par exemple).
Et si je mens sur mon J1? Dire après 18h00 pour que ça me rallonge?
Ça peut tout faire rater?

Vous feriez quoi?

vendredi 14 novembre 2014

Une vieille connaissance

Ce soir, nous avions rendez-vous avec une vieille connaissance!

Le Depot-Lupron!


Nous l'avons accueilli comme il se doit...

Ça a failli mal tourner.  Vous savez le $#%@ de capuchon...  Il ne voulait pas casser.  Alors l'aiguille y a presque passée!  Jugez-en vous-même...


Chéri était satisfait de lui-même : aucune douleur et aucune petite goûte de sang (qui aurait été normale, soit dit en passant...  mais c'est son défi personnel à chaque injection intramusculaire!)

Voilà...

La machine est officiellement lancée!


lundi 10 novembre 2014

Un goût amer

Depuis quelques jours, voire même quelques mois, je suis les actualités de près.  Pour 2 raisons.  Côté boulot (grosse restructuration en vue dans le réseau de la santé) et côté personnel.

Les développements nous arrivent au compte goûte, d'un côté comme de l'autre...  Je ne m'attarderai pas sur l'avenir de mon emploi.  L'abolition des agences et, par conséquent, des centres de réadaptation (CR) de tout genre et la naissance des Centres intégrés de santé et services sociaux (CISSS) est complexe et crée beaucoup d'incertitude.

Du côté de la PMA, les rumeurs sont inquiétantes.  On ne parle pas d'abolition du programme, mais d'un meilleur encadrement. Jusque là, ça va! C'est la suite qui est inquiétante.

On prévoit que les couples de femmes et que les femmes seules ne pourront pas profiter de la gratuité.  Sur ce point, la réflexion devra être poussée plus loin, car certains se demandent si en restreignant le programme de la sorte on ne contrevient pas à la charte canadienne des droits et libertés.

Les échos qui nous parviennent nous laissent croire que le programme couvrirait les traitements pour un nombre limité d'enfant. 3 traitements en FIV stimulée ou 6 en naturel pour 1 seul enfant, par exemple. Qu'en est-il pour le couple qui aurait eu un premier enfant naturellement et qui en désirerait un second, mais qui éprouve des difficultés? Il ne pourrait pas profiter du programme de "gratuité"? Et si ce couple y a accès, parce que le gouvernement paie pour 1 seul enfant et que le premier à été conçu dans le confort et l'intimité de leur chambre à coucher, pourquoi pas les autres? Parce qu'au final le gouvernement aura payé pour un second enfant, si on oublie l'histoire des traitements... Je joue sur les mots, je sais... Et finalement, qu'arrivera-t-il à ceux qui, comme nous, ont eu un enfant suite à une FIV et qui ont des embryons en banque?

Des rumeurs veulent aussi qu'on ne parle plus de gratuité, mais de remboursement par pallier salarial. Un couple ayant un revenu familial X pourrait avoir à payer plus cher que le couple avec la revenu familial Y.

On parle aussi que la "gratuité" ne passerait plus par la carte d'assurance-maladie, mais par le retour d'impôts.  On devrait donc payer, s'endetter même, et mettre le montant total payé sur le rapport d'impôts pour le remboursement (selon le revenu salarial toujours).

Et tout ça, se sera relié à qui? Au couple? À la femme? A l'homme? À la personne qui a un diagnostic?  Et si c'est de l'infertilité inexpliquée? Ou que les 2 sont infertiles? Et si le couple se sépare? Complexe n'est-ce pas?

Bref...  Tout ça n'est pas de bonnes augures pour plusieurs couples, dont nous,

L'infertilité est une maladie...  Pour quelle autre maladie devons-nous payer nos traitements et attendre le remboursement du rapport d'impôts.

Combien de couple peuvent avancer entre 2000$ et 10000$ par traitement?  Pas par année!  Par traitement!  Pas nous, en tout cas!  C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle nous retournons en traitement. Oui, oui...  Vous avez bien lu!  Nous retournons en traitement pour une raison financière.  On veut un second enfant, nous aurions sans doute attendu quelques mois encore si ça n'avait pas été de ces annonces!

Ha oui, j'ai oublié de préciser...  Tous ces changements (PMA et boulot), devrait débuter d'ici Noël.

C'est à suivre...

jeudi 6 novembre 2014

Une histoire de projet

La semaine dernière,  j'ai partagé la montée de lait de Geneviève Brouillette. Je me suis "amusée" à lire les commentaires sous les différents partages de la vidéo.  J'étais agréablement surprise par ces derniers. La très grande majorité remerciait du partage et approuvait.

En fait, je n'ai lu qu'un seul commentaire négatif.

Ce commentaire disait, en gros, que d'avoir un enfant était une histoire de projet et qu'on avait qu'à changer de projet.

...

Fonder une famille est bel et bien un projet.  Un projet émotif, un projet d'actualisation, d'évolution.  Je suis à 100% d'accord.

La où j'accroche, c'est sur le sous-entendu que de changer de projet était facile.

Déjà,  le nouveau projet doit répondre au même besoin sans quoi un processus d'adaptation a effectuer sera plus difficile  (ou deuil pour certain, mais je n'aime pas deuil...  je considère qu'on ne fait jamais son deuil... on vit avec!).

Et puis, fonder une famille c'est s'investir émotionnellement.

Vivre la grossesse, tant pour le futur papa que pour la future maman, ce n'est pas comme adopter.   C'est encore moins comme planifier un beau voyage ou des rénovations.

Aux fertiles doutant encore...  Imaginez que vous avez investi temps et argent sur votre future maison.  Vous faites affaire avec un promoteur fiable. Vous êtes donc certains que vous aurez votre maison. Le jour de la remise des clés,  il vous annonce que finalement il n'y a pas de maison, que vous ne reverrez pas votre argent.  Si je vous demande si vous avez pensé à louer un appartement, vous allez certainement trouver ma suggestion inappropriée. Imaginez maintenant que,  pour la même situation ma recommandation est de vous trouver un nouveau projet...  acheter un bateau...  ou partir en voyage, par exemple... Vous aurez certainement envie de tourner les talons ou d'être très peu poli à mon endroit.

Dans une situation comme ça,  généralement,  on a de la compassion  pour la personne.   On se met à sa place, on comprend sa douleur et on prête oreille attentive... On essaie d'être supportant.

Mais c'est pareil avec l'infertilité. Ne nous parlez pas d'adopter, ni d'adopter un chien, d'acheter une maison ou planifier un voyage. ..

Ayez seulement de la compassion!   Écoutez nous, c'est tout ce que l'on veut.

A ce propos,  je vous invite à lire ce billet de Mme Unetelle.  Ça va pas mal dans le même sens.

Les nouveaux collègues

Au mois de juin environ, j'ai débuté un nouvel emploi.  Je côtoie donc de nouveaux collègues qui connaissent très peu mon parcours.

Je n'ai caché à personne que ma fille est issue d'une FIV.  Ce n'est pas un sujet tabou pour moi et surtout, en mettant cartes sur table immédiatement, ça diminue les questions "Et le 2e, il est pour quand?".

Prévoyant faire un TEC prochainement, j'ai commencé à informer quelques collègues afin qu'elles puissent me remplacer le temps de mon absence. Soit quelques heures un matin pour une écho, une journée pour le TEC et quelques heures pour une prise de sang.  Peut-être même moins si un ou deux rendez-vous tombent la fin de semaine.

C'est en parlant avec deux d'entres-elles que j'ai constaté que mon entourage était bien informé.  Si, parfois, quelques acronymes ou quelques procédures leurs sont inconnus, la plupart du temps je n'ai pas besoin d'expliquer.  Mes collègues, elles, sont néophytes.

Vous imaginez donc que TEC, DPO, ménopause artificielle, épaisseur de la muqueuse utérine, etc. c'est du chinois pour elles.

Imaginez la scène...
Moi : "Ça se peut que je ne puisse pas boire au party de Noël!" (Et oui, on est déjà là-dedans!)
Collègue : "Pourquoi?"
Moi : "Si on décide de faire un TEC d'ici les fêtes et que je regarde mon cycle présentement, je serai post-transfert...  Ma prise de sang serait le lendemain..."
Collègue : "Ben c'est pas grave, l'alcool reste que quelques heures dans le sang, ça ne paraîtra plus..."
Moi : "C'est pas pour la prise de sang, c'est simplement que je serai post-transfert, donc peut-être enceinte..."

C'est là que je me suis dis que je retournais dans un monde parallèle. Les traitements de fertilité, les procédures et le jargon, on connait parce qu'on navigue là-dedans.  On devient des experts de notre infertilité, des traitements possibles, etc.  Notre entourage fait aussi un cours accélérer, mais moins poussé.  Mais la population en générale n'a pas besoin de ce bagage.

Je n'ai pas envie d'informer et de sensibiliser.  Je n'ai pas cette énergie. Je les aime bien mes collègues.  Je ne remet pas en question leur intelligence et leur capacité de compréhension. Mais je sais pertinemment que sensibilisation et éducation riment avec idées préconçues. C'est sur ce point que je n'ai pas d'énergie.

Ça me fait penser, avez-vous vu la "Montée de lait" de Geneviève Brouillette?  Non! Alors voici!



C'est bon, hein?

lundi 3 novembre 2014

Nouveau départ

Voilà déjà quelques temps que je pense à venir écrire ici pour vous donner des nouvelles. Mais une chose en entraînant une autre, le temps à filer et je n'ai rien fait!

Je l'avoue, j'ai été très peu présente sur la toile "infertilité".  Je n'ai pas lu vos blogues, je n'ai pas fréquenté de forum, je me suis coupée COMPLÈTEMENT!  Ça m'a fait beaucoup de bien, mais vous me manquez... Alors je reprend contact peu à peu. Vous me verrez réapparaître tranquillement! J'apprendrai sûrement de belles nouvelles. Peut-être des moins bonnes aussi.

De notre côté, nous avons revu Dre B. et avons refait mes tests. Puisque nous nous dirigeons vers un TEC, mon mari n'a rien à faire.  Il n'a même pas besoin d'être présent aux prochains rdv. Il n'a qu'à faire mes injections intramusculaires le moment venu!

En date d'aujourd'hui, notre dossier est à jour... Ils n'attendent que notre ok pour tout mettre en route. À moi le dépôt-Lupron, le climara, l'asaphene et la progestérone intramusculaire...

C'est avec un mélange d'émotions que j'envisage tout ça...
Excitation. On se remet aux essais bébé!  On va agrandir (j'espère) notre famille!
Anticipation. Et si c'était négatif?
Déjà vu.  La clinique a été comme une seconde maison.  On y est allé tellement souvent dans les dernières années, on y avait nos marques.  Petite anecdote : J'ai dû téléphoner à la clinique dernièrement.  En tapant le dernier chiffre, le nom de la clinique est apparu sur l'écran de mon téléphone (fixe!).  C'est dire à quel point j'ai téléphoné souvent pour que je le rentre dans mon bottin!
Calme.  On sait que ça a déjà fonctionné.  Pourquoi ça ne fonctionnerait pas?  Et puis, si ça ne fonctionne pas, on a Charlotte et l'option B (adoption) est toujours possible.

Parlant de Charlotte. Elle a désormais 18 mois.  C'est une petite fille espiègle et intelligente.  Elle fait des blagues, se trouve drôle, cherche nos réactions, chante, danse, parle (jargonne), parle, parle.  Une vingtaine de mots si on fait le décompte.  Elle se réveille en parlant et se couche en parlant...

Elle ne fait toujours pas ses nuits, par contre.  En fait, sur 7 nuits, elle en fait 1 environ.  Au moins, elle se rendort plus rapidement.  C'est déjà ça!

Donc voilà. Je tâcherai d'être plus présente dans les prochaines semaines.

lundi 11 août 2014

Le plan B

Je l'avoue...  Je sors ce billet avec BEAUCOUP de retard (par rapport aux événements), mais j'avais besoin de m'exprimer sur le sujet...

Il y a quelques mois, à Tout le monde en parle, Guy A. Lepage et Dany Turcotte ont reçu Marie-Soleil Michon. Je connais peu Marie-Soleil Michon, je ne connaissais donc absolument rien de son parcours. L'entrevue réalisée était très intéressante et émouvante...  Elle a abordé un choix que peu aborde : la décision de faire sa vie sans enfant!

J'étais contente qu'elle aborde cette option parce que plusieurs d'entre nous ne l'envisage pas du tout.  Cette option, nous l'avions envisagé, mais rapidement nous l'avons écarté même si elle refaisait souvent surface dans des moments de découragements. Notre plan B c'était l'adoption internationale... En C nous avions l'adoption locale et, finalement, en D la vie sans enfants.  Bref, cette option était loin, bien loin.  MAIS, je comprenais ceux qui prenaient la décision de ne pas avoir d'enfants.

Pour revenir à l'entrevue, un seul élément m'a un peu dérangé...  Mme Michon a dit que lorsqu'on réussi à avoir un bébé, on oublie tout ce qui entoure la PMA...

La douleur de l'infertilité, je ne l'ai pas oublié...  La lourdeur des traitements, aussi.

Il est vrai que j'y pense moins et qu'il est facile pour moi d'être positive face aux traitements. Par contre, je connais le désespoir, la colère, l'abattement, la fébrilité, l'envie, ...  Après 5 ans et demi, j'avais perdu espoir... Comme toutes celles et ceux qui enchaînent les traitements et qui voient les années défilées sans jamais entrevoir de positif.

Je ne pense pas qu'on oublie. Je crois qu'on essaie d'occulter cette douleur. Pour survivre, mais surtout pour profiter de la vie que nous avons créée. Certains d'entres nous refusent d'ailleurs de retourner en traitement parce ce qu'ils ne veulent pas replonger dans tout ça.

Je pense aussi que plusieurs d'entre nous éprouvent un malaise à parler de leur expérience, car la venue de l'enfant fait que notre parcours est différent, par respect pour celles pour qui ça ne fonctionne pas et aussi parce que, pour certains, on perd de la crédibilité...

Cette petite phrase-là m'a un peu fait penser à 1001 choses à ne pas dire à aux infertiles, plus précisément à ce que A. Forgali s'était fait dire...  Comme quoi elle n'était pas une vrai infertile puisqu'elle avait réussi à concevoir.

Cette petite phrase m'a aussi fait penser a un commentaire que j'avais lu sous la vidéo de I would die for that de Kellie Coffrey. Quelqu'un disait que si les paroles avaient été écrites et si le vidéo avait été tourné avant qu'elle ait un enfant, ses paroles auraient plus de crédibilité.  Notez que les paroles ont été écrites alors qu'elle était en plein traitement FIV si je ne m'abuse...

L'autre élément qui m'a irrité n'a pas eu lieu dans l'entrevue, mais par l'attitude de certains commentateurs s'identifiant comme infertiles.  Tout le monde a salué l'entrevue, mais beaucoup ont aussi soutenus l'importance de cette option...  Ce n'est pas tant le discours qui m'a dérangé, parce qu'il est vrai! Mais plutôt l'hypocrisie de plusieurs... Parce que, avouons-le! On ne veut pas qu'on nous parle de cette option, on ne veut pas se faire demander si on l'a envisagé! C'est un immense tabou! Combien d'entre nous sont sortis offusquer d'un bureau de médecin qui nous avait laisser entrevoir cette option? On claque la porte, que se soit à la personne fertile, aux professionnels, aux proches, à la personne infertile qui a eu un enfant et même à la personne infertile qui en est venue à cette décision...

On démontre une fin de non recevoir parce qu'on doit nous même en arriver à cette option. Pour certains, la décision de ne pas avoir d'enfants provient d'un long processus.

Je n'aime pas l'attitude "ne m'en parle pas sauf si TOI tu l'as vécu"...  On ne peut pas avoir tout vécu dans la vie! Il y aura toujours des éléments qui échapperont à notre compréhension, peut importe la situation. Mais l'empathie existe!  Gardons cela en tête. Imaginez si on ne devait parler que de ce qu'on a vécu... On trouverait notre monde froid!

Les gens peuvent être maladroit (et nous aussi!), ils veulent bien faire (et nous on veut qu'on nous en parle quand on a envie d'en parler)... Tout est dans la façon d'aborder les choses...  Certains ont plus de tact que d'autres.

Finalement, j'ai beaucoup aimé le billet rédigé par La fille derrière emotionsinvitro.com.  Parce qu'elle parle du cheminement nécessaire et aussi de son recul face à cette option!  Merci pour cette honnêteté!


vendredi 8 août 2014

Les couches lavables - 2

J'ai déjà parlé de mon expérience en lien avec les couches lavables ici et ici.

J'ai décidé de faire un petits suivis de notre expérience parce que plusieurs personnes m'en parlent (positivement et négativement).  À force d'en parler, je me rends compte que la majorité des gens voient les choses négativement par manque d'informations ou parce que quelqu'un dans leur entourage (ou eux-mêmes) ont vécus une mauvaise expérience sans recevoir de l'aide.

La décision d'utiliser les couches lavables a été prise en couple.  On avait entrepris plusieurs changements dans nos vies côté environnement.  D'autre part, j'étais au chômage, nous cherchions donc une façon de réduire les coûts une fois Charlotte née.

Nous étions un peu (beaucoup) renversé de voir la durée de vie d'une couche...  Entre 250 à 500 ans!  On a envisagé les couches biodégradables, mais elles sont plus dispendieuses et, surtout, ce qu'on ne nous dit pas, c'est que pour être réellement biodégradables elles doivent être mises dans un sac à part (donc pas avec les autres déchets) et vidées!  Autant se tourner vers les couches lavables alors.

Puis, en cherchant, on a trouvé des couches lavables vraiment pas chères.  Et on les aime toujours autant!  Avec les mois, on a ajouté d'autres couches, de d'autres marques.

Voilà pour la petite histoire... Côté mécanique maintenant!

On préfère (et de loin!) les inserts en microfibres.  Ceux en bambou, de la marque Kawaii en tout cas, sont moins absorbants.

Des fuites, on en a eu.  On ne l'a changeait pas assez souvent (honte à nous!!), mais aussi parce qu'elles étaient encrassées.  Quand on lave les couches, même si on utilise un produit spécialisé, notre machine à laver contient des restes de nos autres savons.  Ces derniers se déposent sur nos couches et les encrassent...  Alors un décrassage s'impose.  Il peut aussi s'imposer lorsque nos couches sentent mauvais même après avoir été lavées.  Pour décrasser, j'utilise du savon vaisselle (Dawn).  Je remplace mon savon à couche par 1 c. à soupe de savon vaisselle.  Une fois lavées, je rince, je rince et je rince.  En fait, je rince temps et aussi longtemps que de la mousse se crée (autour de 7 ou 8 fois).  Sur 1 an, j'ai fais 3 décrassages.  Pas la mer à boire!

Dernièrement, Charlotte avait souvent les fesses rouges.  Elle avait même des petits bobos qui se créaient.  On a cru à la poussée dentaire (même si pour les 8 dents précédentes elle n'a jamais eu les fesses rouges).  C'est en allant acheter de nouveaux feuillets et un baume pour les fesses compatible avec les couches lavables qu'on m'a parlé d'un problème que je ne soupçonnais pas : les champignons!

Problème banal et fréquent.  Parfois, on pense que nos couches sont parfaitement sèches, mais elles ne le sont pas.  Les champignons se créent à ce moment.  La solution : un lavage à l'eau de javel (1 c. à soupe).  J'ai ajouté l'eau de javel à mon lavage régulier et j'ai rincé quelques fois de plus (2 ou 3).  Depuis, on a pas revu de fesses rouges!  Merveilleux! (À faire avec parcimonie!  La javel abîme la fibre des couches...)

Côté odeur, nous sommes toujours aussi satisfaits de notre poubelle.  Nous avons acheté un 2e sac lavable. Quand vient le temps de laver nos couches, je prends le sac, le vide dans la machine à laver et le met dedans aussi. Je lave en même temps les débarbouillettes que j'utilise aux changements de couches et les feuillets (je peux laver mes feuillets lorsqu'il n'y a eu que des pipis dans la couche!!!).  Les seules odeurs sont à ce moment-là!  C'est-à-dire lorsque j'ouvre la poubelle pour prendre le sac et le vider.

Côté hygiène, c'est comme la couche jetable.  On ne touche jamais aux selles.  Le feuillets sert à ça.  Il fait en sorte qu'elles ne collent pas à la couche.  Alors je la vide en l'a retournant au-dessus de la toilette.  Le seul moment où on peut être en contact, c'est quand on retire l'insert de la poche (mais on aurait pu aller avec une toute-en-un qui n'aurait pas nécessité de retirer l'insert).  On est en contact avec un insert plein de pipi.  C'est tout.  On se lave les mains après le changement de couche.  Comme pour le changement d'une couche jetable me direz-vous!

Et la garderie?  Aucun problème!  On a privilégié les couches à velcro au début. Puis, graduellement, on a envoyé des couches à boutons pressions.  Elle a un baume pour les fesses conçu pour couches lavables ET des lingettes que nous pouvons envoyer à la toilette.  Elle ne vide pas les couches.  Elle les plis, les mets dans un sac prévu à cet effet qui bloque les odeurs et, lorsqu'on est de retour à la maison le soir, on vide les couches qui ont une selle, on retire les inserts et on met tout dans la poubelle à couches.  En tout, ça nous prend environ 2 minutes et puis on peut savoir les nombres de selles qu'elle a fait et à quoi elles ressemblaient.

En gros, on a investi environ 300$ (couches, poubelle, débarbouillettes).  Notre savon pour laver les couches nous coûte environ 25$ (aux 4 mois environ) et les feuillets environ 15$ (aux 4 mois aussi).  Quand on regarde à nos finances, on est heureux!  On est déjà rentré dans notre argent!

Je fais 2 ou 3 lavages par semaine et l'été, lorsque le temps le permet, je les fait sécher sur la corde à linge (les couches redeviennent d'un blanc immaculé!).

Bref, on est vraiment satisfait de notre choix et j'encourage tout ceux qui se questionnent à aller s'informer et à poser des questions.  Les couches à épingles ne sont plus d'actualité.  Les couches ne nécessitent pas de trempage.  Et on ne met pas nos mains dans les selles de notre enfant... En tout cas, pas plus qu'on le ferait avec une couche jetable!  On ne passe pas 10 heures par semaine à les entretenir.

Ha oui, j'allais oublier, Charlotte est en couche jetable (Seventh Generation) la nuit.  Elles sont plus absorbantes, donc moins de risque de fuite! Et puis, il faudrait mettre 2 inserts dans sa couche...  On trouve qu'elle a l'air moins confortable.


mardi 5 août 2014

Témoignage sur mon parcours

Il y a quelques temps, une journaliste du site medipedia m'a interpellé pour un témoignage. Après avoir été zieuter sur leur site et après réflexion, j'ai accepté. 

Je me suis dis "Pourquoi pas?".  Si mon témoignage peut aider ne serait-ce qu'une seule personne, se sera déjà ça!  Non?

Quelques échanges emails plus tard, un rendez-vous skype était fixé et l'entrevue a été réalisé.

Vous pouvez voir cette entrevue ICI.

Je vous invite, par ailleurs, à vous promener dans leur dossier sur les troubles de la fertilité.  Il est très complet!